Cela fait déjà un sacré moment que j’aurai dû écrire ceci. En fait bien avant d’autres textes qui en découlent directement.
Pourquoi « quadriptyque du vide » ?
En présence d’un ensemble hétéroclite de textes, il est maintenant clairement urgent d’éclaircir les mystères du « pourquoi ? » et du « comment ? ». Car oui, ces différents textes, sous cette catégorie, ont bien un sens, un fil directeur commun, un incipit (présentement) et auront une conclusion. Leur apparente déconnexion est exclusivement un fait du prince : je n’ai pas écrit les textes au moment où j’en ai compris l’idée générale. Et maintenant, certains se baladent seuls, alors que la suite vient sans que le cadre ne vous ait été clairement défini.
Si, pour moi tout cela va de soi, il est évident que, pour vous, assidu lecteur, rien ne l’est. Après tout vous êtes sûrement là par hasard. Et je ne vous en félicite pas. Pour être ici à me lire, votre recherche ne doit pas respirer la victoire.
Bref.
Pourquoi quadriptyque du vide ?
Car je suis un être vide, agissant par automatisme. Je n’ai rien de particulièrement brillant, rien qui me différencie vraiment des autres. Une abeille ouvrière. Je ne suis pas un flocon de neige unique. Je ne suis pas un génie. Je peux facilement me définir par la négation, mais, quand on essaie ensuite de passer à la définition par l’addition, il ne reste que cela : des vides. Des manques.
J’en ai énormément. Des petits, des grands. Mais après pas mal d’années à disséquer ces crevasses, une chose devenait de plus en plus évidente ; il y avait quatre brèches béantes au milieu de moi, quatre véritables abîmes.
Des trous noirs aspirant toutes lumières, à la gravité immense. Ne laissant rien s’en échapper.
C’est depuis l’horizon des événements que je suis en train de vous définir ces manques, ces plaies béantes, qui certainement jamais ne se refermeront.
C’est cela : « quadriptyque du vide ». Le vide organique de mon tronc, ne se résumant qu’à des organes, pompant du sang, transformant des graisses en glucose, digérant.
Pour les quatre vacuités, je vais vous les donner. Vous offrir ma béance. Prenez, c’est gratuit. voilà le pourquoi, voilà le comment. Let’s deep dive.


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