Du fond du puits

Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate

Accueil

  • Broken

    Souvent, la musique agrège pour moi des moments, des couleurs, des sensations en plus de l’émotion elle-même.

    J’associe une chanson à un parfum, par exemple, sans que l’un et l’autre soient reliés d’une autre façon que ma perception. Je ne pense pas être une exception, beaucoup fonctionnent comme moi.

    Là où je diverge peut-être un peu, c’est que pour moi chaque instant, chose ou personne, est intrinsèquement lié à un son. Plus particulierements les moments.

    Et que, à la limite de l’autisme, j’écoute ce son en boucle jusqu’à une saturation et le passage a une autre sensation, revivant l’émotion jusqu’à satiété.

    Le sentiment dernier incarnée dans « Broken » par Seether avec Lzzy Hale en invitée.

    C’est l’émotion d’aujourd’hui, et je la fais vôtre.

  • TOUTE PENSÉE NON ÉCRITE EST UNE PENSÉE PERDUE — OU L’ART DE NE JAMAIS PROCRASTINER SES ARTICLES.


    Cet espace existe depuis déjà 6 mois et il est vide, ou presque.

    Pourtant, six articles sont en devenir : ressentis, pensés, intitulés, puis différés.

    Ébauches perdues, car la substance même du sentiment n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle frappe. Bien sûr, brute, elle est impure, et il faut l’affiner avant de vous la livrer.

    Mais si les mots de cette première matière ne sont pas couchés, ils se transforment bientôt en fumées, et finissent par disparaître.

    Ne remettez jamais votre ouvrage, aussi fatigué ou débordé que vous soyez. Le présent devient passé bien trop vite, et je vais tâcher de me tenir à mon propre propos.

  • ET SI ON ALLAIT CREVER À BUCAREST?


    Mercredi. 23 h 35.

    Mon esprit tient entre deux cordes qui m’écharpent. J’en parle ailleurs. Les deux hurlent dans chacune de mes oreilles et je crois que si l’une craque le déséquilibre emportera ce qui reste de quiétude.

    Alors je cherche un endroit, un moyen pour revenir à un peu plus de stabilité. Ou au moins, être à ma place, parmi les miens.

    Je vis bien trop à l’ouest du monde. Je ne parle pas de drogue ou de folie, je parle de pensée. J’ai putain de rien à faire là. Je ne suis pas monté pour la France de 2023. Cet endroit est l’enfer, gouverné par des monstres. Sans avenir. Rien ne convient. Et si la solution résidait à Bucarest ? À bien y réfléchir, c’est le plus oriental de l’occident. Ça ou la Moldavie.

    Retrouver le devenir d’un monde déjà corrompu. Reprendre tout ce merdier 15 ans en arrière. Remonter sa montre d’une dizaine.

    Fuir. Fuir vite, loin. Ici, nous ne sommes pas plus que des cancrelats. Cet ouest qui nous pousse à n’être que des esclaves. Esclaves de paradigmes fascistes des puissants.

    Partir, partir loin et crever. Fuir les abattoirs et mourir libre.

    Cela vaut mieux qu’une vie sans sens ou qu’un massacre.


Du fond du puits

Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate