Mercredi. 23 h 35.
Mon esprit tient entre deux cordes qui m’écharpent. J’en parle ailleurs. Les deux hurlent dans chacune de mes oreilles et je crois que si l’une craque le déséquilibre emportera ce qui reste de quiétude.
Alors je cherche un endroit, un moyen pour revenir à un peu plus de stabilité. Ou au moins, être à ma place, parmi les miens.
Je vis bien trop à l’ouest du monde. Je ne parle pas de drogue ou de folie, je parle de pensée. J’ai putain de rien à faire là. Je ne suis pas monté pour la France de 2023. Cet endroit est l’enfer, gouverné par des monstres. Sans avenir. Rien ne convient. Et si la solution résidait à Bucarest ? À bien y réfléchir, c’est le plus oriental de l’occident. Ça ou la Moldavie.
Retrouver le devenir d’un monde déjà corrompu. Reprendre tout ce merdier 15 ans en arrière. Remonter sa montre d’une dizaine.
Fuir. Fuir vite, loin. Ici, nous ne sommes pas plus que des cancrelats. Cet ouest qui nous pousse à n’être que des esclaves. Esclaves de paradigmes fascistes des puissants.
Partir, partir loin et crever. Fuir les abattoirs et mourir libre.
Cela vaut mieux qu’une vie sans sens ou qu’un massacre.
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